lundi 8 février 2010
831. la vida es sueño (1)
dimanche 7 février 2010
830. albin dimanche
samedi 6 février 2010
829. albin va et vient
vendredi 5 février 2010
jeudi 4 février 2010
827. albin joue au pendu
mercredi 3 février 2010
826. albin fait des phrases
Vivre passe encore mais se regarder vivre !
Parler passe encore mais s’écouter parler !
romantique
N’est pas dandy qui veut dans le miroir d’Albin fatigue et insomnie.
dynamique
Soi constamment actif sous le regard de l’Autre sous le regard des mots Albin fourbu.
frigorifique
Quand sa paupière est close Albin froidement se demande si l’œil de l’Autre est toujours allumé.
interrogative frigo-poétique
Rideau de terre tiré Albin froidement s'interroge : l’œil est-il toujours là à regarder Albin ?
moral-lasses (2)
Se regarder vivre, s'écouter parler, passe encore.
Mais vivre, mais parler...
mardi 2 février 2010
825. langue étrangère
conclusion du précédent
transition avec le suivant soit ce billet-ci
Étirement, contorsion, rien ne vaut l’exercice pour débusquer l'Autre qui veille en soi et le surveille.
bien chié Albin ?
Désormais sa mère hésite à poser la question rituelle : outre cafards et haricots lingots Albin ne partage-t-il pas rêves et fèces ?
Et se demande si Bien cagué n'irait pas mieux sachant que dans le fond c’est une affaire de langue.
l’Autre qui veille en soi et le surveille
Cafards haricots rêves et fèces et pourtant, la souffrance n’est pas dans le partage. Plutôt dans la promiscuité et encore. L’étrangeté, l’exacerbation, l’exclusion, le danger d’explosion.
Albin hésite aussi entre grenouille et bœuf, aliénation, altérité et moule de chrome.
contrariété
La présence de l’Autre encombrante pour la place qu’elle prendrait au détriment de soi, réduisant celui-ci à peau de chagrin, portion congrue, tout ce qu’on voudra ?
Au contraire : l’Autre ne réduit pas Albin il l’enfle, un vrai ballon, une baudruche.
enflure de soi
La présence de l’Autre en soi ramène cruellement tout à soi. Crûment fait la lumière sur soi.
Pauvre Albin qui se plaît dans l’ombre et à la fraîche.
faux témoignage
L’Autre ou le témoin de sa propre existence qu'Albin bienheureux oubliait.
rappel
Donc une existence. Cette existence-là, pas une autre.
Chaque jour le chemin s'allonge de la boulangerie, plus lourde est la baguette Albin ploie.
jeu de regards
S’il s’agissait de l'existence en général mais non, il s'agit de celle-là, son existence à soi plus riquiqui encore sous le regard de l’Autre : l’Autre le voit, Albin le voit le voir, dans son regard se voit.
Vivre passe encore mais se voir vivre.
langue à part
Tout ça affaire de langue : l’Autre est un mot qui regarde Albin, l'Autre et tous les autres, les mots sortent d'Albin étrangers et le scrutent.
Attention, parole ! Non content de se regarder vivre Albin doit s’écouter parler.
lundi 1 février 2010
824. résumé-conclusion-transition
résumé du billet précédent
Étirement, contorsion, l’Autre qu’il soupçonnait Albin dans le miroir l’interpelle.
Au début c’est comme une distraction nouvelle, on n’est plus seul dans l’existence, plutôt marrant et lui (l'Autre) plutôt sauvage, toujours à se dérober.
Il me rappelle quelqu’un se dit Albin l’œil dans le miroir.
Apprivoiser sans effaroucher. Lui parler. D’abord peu et doucement, bientôt à voix plus haute et plus longtemps.
Un jour heureux un jour complice Albin se prend à vouloir 1. cerner une identité somme toute assez vague, 2. donner corps à cette existence encore floue.
Pour ses regards d’ailleurs, ses airs absents, ses silences éloquents*, Albin le surnomme le Poète**.
(*Son penchant pour le rêve y est sans doute pour quelque chose **ou c’est le nom que l’Autre s’était lui-même donné.)
conclusion transition avec le billet suivant
Étirement, contorsion, rien ne vaut l’exercice pour débusquer l'Autre qui veille en soi et le surveille.
dimanche 31 janvier 2010
823. albin dimanche
samedi 30 janvier 2010
822. arch solitude !
Comme la sensation d'une présence et dès qu’il a le dos tourné sarcasmes et réflexions plus ou moins discrètes, remarques, constamment par derrière on le juge, il avait beau se retourner d’un geste brusque il n’arrivait qu'à se surprendre lui-même.
Las de se faire des frayeurs achète un miroir puis deux puis trois jusqu'à fatigué et le septième douillet partout tapissé de cent mille reflets, les siens propres, et jusqu'aux toilettes, jusqu’aux poutres polymérisées qu’il habille de ses cent mille silhouettes cent mille portraits adhésifs fuyants, légers, ceux de l’hydre aux yeux de rapace toujours sur les dents qu'il est devenu.
Le truc un jour finira par payer. Au détour d’un regard, à la faveur d’un étirement douloureux, d’une contorsion aiguë, se découvre ébahi des grimaces inédites, des expressions inattendues, tout un tas d'airs bizarres qu’il ne se connaît pas. L’évidence il faut s’y rendre : sa vie solitaire ne l’est plus ne l'est pas.
Le cahors ce soir coule à flots, Albin noie sa vie d'ermite.
vendredi 29 janvier 2010
821. qui ?
Qui se renfrogne qui se renferme...
Qui produit trop peu de sérotonine...
Au lieu de voir le monde dans ton miroir regarde-toi dans le monde, lequel donne ce conseil à l’autre...
Qui se défait se fond se liquéfie se dissout s’embrouille se prend les pieds les pinceaux s’emmêle ne s’y retrouve plus se confond...
Qui ne sait plus ni distinguer ni qui il est...
Qui n’a plus sa tête à lui contraint de partager...
jeudi 28 janvier 2010
820. modus vivendi
Albin pas partageux lui pas intéressé faut bien vivre hein faut bien croûter finalement s’entendent sur un moyen terme, l’indivis dispersé.
Albin paraphe, l’Autre fait son Poète, appose une colombe tellement elle se prend pour une vraie qu'elle roucoule, bat des feuillets, s’envole.
Cul de poule en bouche le Poète fait des ah, fait des ô, agite sa plume au bout de la main, ciao colombe auf Wiedersehen see you До свидания, Albin dépité tend le poing fermé, adieu contrat tout à refaire, coins et cahors, cafards, stylos, crayon, pages du calepin, haricots lingots, tout à recompter.
mercredi 27 janvier 2010
819. albin joue en double
...tronçonner grande aiguille et petite, fractionner les quarts morceler l’espace et le temps pour quelqu’un qu’il connaît à peine, un second couteau, une doublure, tout ça pour son double...
...on voit rarement Albin à sa fenêtre comme autrefois, sept étages divisés par deux la vue n’est plus ce qu’elle était, tout réduit de moitié où les volumes avantageux? où le septième jadis douillet ? Albin le riquiqui ne kiffe pas...
...pourtant contraint forcé coupe la poire en deux et ses chers cafards mais dédoubler, répartir, distribuer, mais parité équivalence équité justice égalité Albin renonce il n’y arrivera jamais, lui ni personne, on ne partage que les idées toutes faites, les opinions, les préjugés...
L’Autre s’en fout, le Poète s’en désintéresse.
(L’Autre c'est son double, l'Autre aimerait qu'on l'appelle le Poète, un nom qu’il s’est lui-même donné.)
mardi 26 janvier 2010
818. mélo
qui subodore d'Albin la folie
lundi 25 janvier 2010
817. méli
dimanche 24 janvier 2010
816. albin dimanche
samedi 23 janvier 2010
815. that's all folks !
vendredi 22 janvier 2010
814. trinité
jeudi 21 janvier 2010
813. ça dépend
mercredi 20 janvier 2010
812. à qui le tour ?
mardi 19 janvier 2010
811. ici il fait (la cabane encore)
lundi 18 janvier 2010
810. lundi en vrac
dimanche 17 janvier 2010
809. albin dimanche
samedi 16 janvier 2010
808. peine perdue
vendredi 15 janvier 2010
807. pseudonyme et création
jeudi 14 janvier 2010
806. pseudonyme et perdition (2)
mercredi 13 janvier 2010
805. pseudonyme et perdition (1)
mardi 12 janvier 2010
804. rappelez-moi votre pseudonyme
lundi 11 janvier 2010
803. la gourme équine frappe toujours deux fois
dimanche 10 janvier 2010
802. albin dimanche
D’autre part, si on laisse le petit enfant marcher à quatre pattes, comme cela lui est naturel, aussi longtemps que possible, et qu’on lui mette de l’eau à sa disposition pour y pouvoir nager sans danger, il ne tardera pas à s’y mouvoir comme les quadrupèdes qui nagent naturellement ; car, en marchant au pas à quatre pattes, on fait une suite de mouvements produisant la natation. La jambe et le bras droit refoulent à peu près en même temps, pendant que les membres du côté gauche remontent à la surface pour refouler l’eau à leur tour. Le quadrupède nage en un léger roulis, la grenouille par un tangage. La marche de l’homme n’est ni l’un ni l’autre.
C’est l’esprit des ancêtres qui porte les enfants à rechercher les bourbiers, à patauger, à trouver leurs délices au bord des eaux, dans le sable et la boue où ils se mettent comme de petits diables. S’ils peuvent se baigner en sûreté, ils nageront d’abord comme les quadrupèdes et bientôt ensuite comme la grenouille et même mieux et plus longtemps. Il est bien aussi à remarquer que l’homme est le seul animal qui sache nager sur le dos, étant en cela supérieur aux poissons, comme il convient à l’ancien roi des eaux, au dieu marin.
samedi 9 janvier 2010
801. pioche en deux coups
Le probable est la désintégration. L'improbable mais possible est la métamorphose. Qu'est-ce qu'une métamorphose ? Nous en voyons d'innombrables exemples dans le règne animal. La chenille qui s'enferme dans une chrysalide commence alors un processus à la fois d'autodestruction et d'autoreconstruction, selon une organisation et une forme de papillon, autre que la chenille, tout en demeurant le même. La naissance de la vie peut être conçue comme la métamorphose d'une organisation physico-chimique, qui, arrivée à un point de saturation, a créé la méta-organisation vivante, laquelle, tout en comportant les mêmes constituants physico-chimiques, a produit des qualités nouvelles.
La formation des sociétés historiques, au Moyen-Orient, en Inde, en Chine, au Mexique, au Pérou constitue une métamorphose à partir d'un agrégat de sociétés archaïques de chasseurs-cueilleurs, qui a produit les villes, l'Etat, les classes sociales, la spécialisation du travail, les grandes religions, l'architecture, les arts, la littérature, la philosophie.
L'idée de métamorphose, plus riche que l'idée de révolution, en garde la radicalité transformatrice, mais la lie à la conservation (de la vie, de l'héritage des cultures). Pour aller vers la métamorphose, comment changer de voie ? Mais s'il semble possible d'en corriger certains maux, il est impossible de même freiner le déferlement techno-scientifico-économico-civilisationnel qui conduit la planète aux désastres. Et pourtant l'Histoire humaine a souvent changé de voie. Tout commence, toujours, par une innovation, un nouveau message déviant, marginal, modeste, souvent invisible aux contemporains. Ainsi ont commencé les grandes religions : bouddhisme, christianisme, islam. Le capitalisme se développa en parasite des sociétés féodales pour finalement prendre son essor et, avec l'aide des royautés, les désintégrer.
(... ... ...)
Comme disait Vassili Grossman de Stalingrad, la plus grande victoire de l'humanité était en même temps sa plus grande défaite, puisque le totalitarisme stalinien en sortait vainqueur. La victoire des démocraties rétablissait du même coup leur colonialisme. Aujourd'hui, la cause est sans équivoque, sublime : il s'agit de sauver l'humanité.
L'espérance vraie sait qu'elle n'est pas certitude. C'est l'espérance non pas au meilleur des mondes, mais en un monde meilleur. L'origine est devant nous, disait Heidegger. La métamorphose serait effectivement une nouvelle origine.
vendredi 8 janvier 2010
800. 800. 800. 800. 800. 800. 800. 800. 800
jeudi 7 janvier 2010
799. albin light

mercredi 6 janvier 2010
798. la semeuse vaut le détour
mardi 5 janvier 2010
797. divertissement
lundi 4 janvier 2010
796. on the road
dimanche 3 janvier 2010
samedi 2 janvier 2010
794. just an illusion
vendredi 1 janvier 2010
793. pour en finir avec le dictionnaire (7)
jeudi 31 décembre 2009
792. pour en finir avec le dictionnaire (6)
mercredi 30 décembre 2009
791. pour en finir avec le dictionnaire (5)
mardi 29 décembre 2009
790. pour en finir avec le dictionnaire (4)
lundi 28 décembre 2009
789. pour en finir avec le dictionnaire (3)
dimanche 27 décembre 2009
788. albin dimanche
pioche dominicale
samedi 26 décembre 2009
787. trêve et temps de pause
vendredi 25 décembre 2009
786. trêve
G. D-H.
jeudi 24 décembre 2009
785. sans trêve
mercredi 23 décembre 2009
784. métamorphose et identité
mardi 22 décembre 2009
783. pour en finir avec le dictionnaire (2)
lundi 21 décembre 2009
782. pour en finir avec le dictionnaire (1)
façon de parler rien de plus rien d’autre pour rappeler qu’Albin n’oublie pas n’oublie rien des billets passés sur le dictionnaire (Voir Lexique) billets qui attendent comme une manière de conclusion d’où le pour en finir avec le dictionnaire manière de dire parce que pour en finir avec le lexique (Voir Vocabulaire) en finir vraiment il faut être fortiche pas qu’un peu drôlement fortiche autant vouloir venir à bout d’Abou Dabi qui date quand même du troisième millénaire avant nous c'est pas rien quand même autant vouloir plier les gaules et l’origine qui nous ramène toujours à l’ignorance la nôtre toujours actuelle depuis toujours le dictionnaire qui éclaire un mot du vocabulaire (Voir Terminologie) par un autre et ce sans fin sans fond parce que les mots eux-mêmes sont sans fin sont sans fond et qu’on a beau s’entendre pile poil sur le sens qu'on voudra la terminologie (Voir Lexicographie) on n’en finit jamais de n'y rien comprendre de l’ouvrir de le feuilleter ballotté que nous sommes d’un élément à l’autre du glossaire de la lexicographie (Voir Dictionnaire) de synonyme en équivalent immanquablement renvoyé (voire-voir réexpédié) au mystère ce mot dont on recherche éperdument la chair dans les feuillets du dictionnaire (Voir Lexique) alors une conclusion alors pour en finir avec le dictionnaire façon de parler rien de plus (Voir Rien d’autre)
dimanche 20 décembre 2009
781. albin dimanche
samedi 19 décembre 2009
780. adhésion
vendredi 18 décembre 2009
779. double et identité (2)
Désormais on voit rarement Albin à son balcon, comme autrefois : sept étages divisés par deux la vue n’est plus aussi belle.
Deux pour chacun Albin dans l'un se terre se recroqueville dans l'autre de ses deux coins se dolente, réduits de moitié les volumes du septième douillet ne sont plus si avantageux.
Neuf cent quarante-six mille trois cent vingt deux pour lui, neuf cent quarante-six mille trois cent vingt-trois pour Albin, d'une part -c'est un critère qui en vaut un autre-, il était le premier occupant du septième douillet, par ailleurs, l'un des traits spécifiques à l'espèce commensale de l'homme est immanquablement d'aller en nombre impair.
jeudi 17 décembre 2009
778. détail (notes sur le)
préambule
Astérisque et note en bas de page ou italique ou parenthèse et même tirets n’est-ce pas lourdement insister inélégant d’une manière ou d’une autre et l’indélicatesse, voir en Albin lecteur un non-lecteur incapable de saisir l’essentiel qui chacun sait est dans le détail, pas ailleurs, pense Albin qui est tout à trac son propre et son premier sinon son seul lecteur, le meilleur sans conteste, tellement pointu qu’en se lisant il découvre un Albin gribouilleur inélégant lourd et indélicat un Albin gribouilleur il faut le reconnaître qui aurait bien du mal à faire autrement mettre un détail en évidence comment y échapperait-il, positivement inévitable, sans détail pas de tout, c'est ce qu'on dit n'est-ce pas mais encore, plus important ceci, le tout carrément est dans le détail, plonger dans le détail c’est accéder au tout qui mène instantanément au détail qui conduit subito au tout ainsi de suite.
détail proprement dit
Albin dans le billet 777 reprend l’expression familière On ne se refait pas, lui donnant son sens habituel, On ne change pas, accident du hasard on est quoi que l’on fasse toujours le même, aussitôt après affirme qu'On ne se refait pas signifie tout autant On ne se refait pas à l’identique, autrement dit quoi que l’on fasse on ne se répète pas, jamais, quoi que l’on fasse on ne se refait pas identique à celui qu’on était l’instant d'avant, On ne se refait pas ou On se défait c'est pareil, idem, équivalent, On se défait, on défait ce soi éphémère et cela sans fin, sans terme et sans finalité, On se défait On se déprend de soi, On ne se refait pas ou On change tout le temps, en permanence un autre, ce qui revient à dire qu’On ne se refait pas exprime à la fois une chose et son contraire exactement.
conclusion provisoire
Il signifie une chose et son contraire, le détail veut tout dire, le détail dit tout, ce même tout qui dit le détail.
Entre détail et tout, tout et détail, entre Albin gribouilleur et Albin lecteur, Albin lecteur et Albin gribouilleur ces va et vient, ces allers et retours incessants, mise en abyme sans fin du tout au détail du détail au tout qui à rien pas plus qu'elle ne rime n’aboutit.
mercredi 16 décembre 2009
777. identité : billet-débat en 22 entrées
1. artistique : carré noir sur fond blanc.
2. mathématique : (a + b)2 = a2 + 2ab + b2
3. baveuse : le crapaud l'encre Albin le chien l’omelette l’escargot les lettres et
4. littéraire 1. : fin du sujet.
5. numérique : avatar informatique.
6. proverbiale 1. : on ne se refait pas = on ne change pas (quoi qu’on fasse identique à soi-même).
7. proverbiale 2. : on ne se refait pas = on se défait (se faire ou se défaire c’est toujours s’identifier).
8. philosophique 1. : on ne se refait pas = on ne se refait pas à l’identique.
9. philosophique 2. : donc on ne se refait pas = on change tout le temps.
10. différentielle : le Francilien franchement franc, le Frontalier frontalement frondeur ; un Maritime plus incertain,du vague à l’âme.
11. littéraire 2. : fin de l’histoire.
12. éthérée : celle qui de la colombe celle que le crapaud a beau faire la 3 actions Ariel ® nouvelle formule plus compacte.
13. catégorique : ce n’est pas le doute qui rend fou, c’est la certitude. (Nietzsche)
14. triptyque : incertitude mémoire identitude.
15. historique : dans le plus petit comme dans le plus grand bonheur, il y a toujours quelque chose qui fait que le bonheur est un bonheur : la possibilité d'oublier, ou pour dire en termes plus savants, la faculté de se sentir pour
un temps en dehors de l'histoire. L'homme qui est incapable de s'asseoir au seuil de l'instant en oubliant tous les évènements passés, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur se dresser un instant tout debout comme une victoire, ne saura jamais ce qu'est un bonheur et ce qui est pareil ne fera jamais rien pour donner du bonheur aux autres. (Nietzsche)
16. électorale : fin de la permanence.
17. anecdotique : c’est l’histoire d’un peuple...
18. poétique : nous sont des autres.
19. mythique : en un temps hors du temps...
20. analogique : l’identité c’est comme rien d’autre c'est comme rien du tout.
21. olfactive : il émanait d'elle un âcre relent d'identité.
22. abstraite : carré blanc sur fond blanc.
mardi 15 décembre 2009
776. double et identité (1)
Albin était heureux il s’attendait au pire.
Et voilà que.
Albin poussière Albin cafard Albin mille ans mille métamorphoses Albin romancier Albin personnage et l’aléatoire une identité chaotique une promiscuité vaille que vaille Albin était multiple.
Il n’est plus seul.
Dans sa vie un autre. Un autre dans son corps et un si petit corps.
Y aura-t-il de la place pour tout le monde ?
Albin se coupe en deux se plie en quatre se décompose. Se fractionne se fragmente se divise se partage Albin se casse. S’éparpille se disperse se morcelle, Albin se brise.
Le cœur en deux fendu Albin solitaire sans miroir maintenant contraint de compter, tout partager : existence, appartement coquet, cœur image et reflet, grande et petite aiguille, son temps précieux son cher espace et le restant.
Tout ça pour qui ? Il le connaît à peine, un second couteau, une doublure qui tire la couverture à lui, en Albin deux Albin cohabitent. Tout ça pour son double.
Il s’attendait au pire le double est arrivé.
lundi 14 décembre 2009
775. lundi en vrac
dimanche 13 décembre 2009
773-774. albin samedimanche
vendredi 11 décembre 2009
772. trois autres ou trois de mieux ?
fantasme
Tout a été dit, tout reste à dire. En nommant le mot dissipe et en même temps secrète le mystère.
Le mystère, substance et du réel et du langage, comme le linceul est celle du fantôme, nous dans de beaux draps.
bifide
Tour à tour le discours du réel déconcerte et réjouit. La chose est la meilleure et la pire des langues.
rien moins que ou rien de moins que
Veiller à tenir sa langue. Les problèmes existentiels ne sont rien moins que des questions langagières.
jeudi 10 décembre 2009
771. trois aphorismes brillants
cause toujours
En paroles on pourrait s'y croire, parfois. Se croire présent, jouer à. Dans l’écriture on le sait bien qu'on n’y est pour rien ni pour personne.
entre-deux
Parole frontalière, toujours. Entre souvenir et oubli, mémoire et élan, innocence et nostalgie, création et récréation.
Entre deux silences, deux bâillements.
concession perpétuelle
Le réel accueillant pour les mots autant qu'un cimetière.
mercredi 9 décembre 2009
770. similitudes et identités
similitude 1.
Albin traverse la vie comme il remonte sa rue vers la boulangerie.
similitudes 2. (rayer les mentions inutiles)
Albin traverse le temps comme on traverse (la route-un doute-une déroute)
Albin vit sa vie comme on (prend-rate-attend) le bus.
similitudes 3.
Albin
a) prend le temps comme on prend le train.
b) tend le pain comme on pend le thym.
c) rompt le pain comme on casse la croûte.
Prend un bain comme on vide la soute, la tangente comme on prend le large.
lève le camp comme on trace sa route
s'efface comme on se barre
comme on rature se rate
c'est rare
mardi 8 décembre 2009
769. rubrique et identité
La rubrique, Radio Variétés 103 points FM ne la néglige pas pour autant. Tuyaux, bons plans et les meilleures adresses, célébrités, écrivains et acteurs, sportifs, politiques, toutes catégories tous bords confondus, à qui plus rompus, drôles, intelligents, témoignages et récits, connaissances en tous genres, une source inépuisable.
Plutôt sceptique, au début, il revoit son jugement, Albin. Une vraie mine la rubrique. On peut dire qu’elle révèle, qu’elle dévoile. Elle lui en fait découvrir. Pour sûr elle lui en fait voir.
On peut dire qu’elle le nourrit.
Albin. L’inutile est sa raison d’être. Son essence même. L’inutile le constitue il le brûle comme il soupire. Comme il murmure comme il susurre. Comme il zézaie.
Comme il bafouille comme il marmonne.
Comme il bégaie.
Comme il griffonne.
Toujours en manque jamais rassasié.
Dans la rubrique il a de quoi.
lundi 7 décembre 2009
768. identité à fréquence modulée
Tous les jours Albin les entend changer. Radio Variétés 103 points FM sans blabla ou presque envoyait la zique et puis 1. se met à la rubrique, on s’en souvient peut-être, 2. voilà-t-il pas qu’elle prend goût à l’info, un bulletin toutes les demi-heures : dictateur renversé, despote encensé, despote déquillé, dictateur acclamé...
Pour rester les mêmes être ce qu’ils sont note Albin sur son moleskine le monde et Radio Variétés ne peuvent demeurer en l’état. Un tyran pour un autre, une rengaine par une autre : le secret de la pérennité.
Vertus de la modulation Paris sera toujours Paris l'amour toujours l'amour le monde toujours le monde et RV RV. Tous les jours avec eux Albin entend changer et que ça dure.
dimanche 6 décembre 2009
767. albin dimanche
samedi 5 décembre 2009
766. dictionnaire et identité

vendredi 4 décembre 2009
765. la bandaison, papa
jeudi 3 décembre 2009
764. lecture et métamorphose
mercredi 2 décembre 2009
763. le dictionnaire (8)
mardi 1 décembre 2009
762. fonction de l'adjectif
lundi 30 novembre 2009
761. posologie 2
dimanche 29 novembre 2009
760. albin dimanche
samedi 28 novembre 2009
759. posologie
vendredi 27 novembre 2009
758. ajout
jeudi 26 novembre 2009
757. le dictionnaire (7)
mercredi 25 novembre 2009
756. le dictionnaire (6)
À première vue le dictionnaire est cet objet, circonscrit dans l’espace, dans le temps.
Qui n'en finit pas de s’y déployer, mille versions, mille glissements de sens.
Comme tout objet :
1.clos par convention, par commodité (il faut bien que l'enfant puisse le prendre dans ses petites mains, le descendre et le remonter)
2. en réalité indéterminé
sans limites et borné
Chercher un corps commun aux multiples éditions du dictionnaire.
Le même qui chaque année se renouvelle.
Penser au paracétamol
referme son calepin, rajuste son bonnet de nuit.
mardi 24 novembre 2009
755. le dictionnaire (5)
Sans doute il sait qu’il y en a d’autres, ailleurs, le sien est un objet singulier sans doute il le sait, n’empêche.
Il dit LE dictionnaire : la chose et l'Idée, l’objet sensible et l’essence même du dictionnaire ne font qu’un.
lundi 23 novembre 2009
754. pompes et ripatons
Le grandir, les talons aiguilles ? Il s'agit bien de ça ! Les hauts talons de lui sont la prolongation, du matin au soir faire tout en talons, vivre et dormir devant le miroir en talons, avant-hier il disait la même chose des cothurnes, ailleurs des tongs, des échasses, des snow-boots, là il n'y en a que pour ses trochanters, ses tarses, les ventouses n'en parlons même pas, chères petites ventouses, là-bas il ne jure que par elles, plus loin les gros sabots avec lesquels on le verra de loin il les porte aux nues, et puis les coussinets, ah les coussinets quand il se veut loup, velours, cela dit pour égratigner rien ne vaut les griffes, les nageoires quand on prétend savoir nager, il dira la même chose du céphalopodium le jour où il se sentira faiblard, ramollo, bien pratique le céphalopodium, tête et pied ne font qu’un et quand on n’a pas de jambes ou de cervelle, quand on est à côté de ses pompes.
dimanche 22 novembre 2009
753. albin dimanche grippal
samedi 21 novembre 2009
vendredi 20 novembre 2009
jeudi 19 novembre 2009
750. patraque et tac au tac
mercredi 18 novembre 2009
749. albin patraque
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mardi 17 novembre 2009
748. altermondialbiniste
lundi 16 novembre 2009
747. viralement correct
dimanche 15 novembre 2009
746. albin ouiquende
vendredi 13 novembre 2009
745. minute papillon
jeudi 12 novembre 2009
744. cyprinus carpio
mercredi 11 novembre 2009
743. définitions
mardi 10 novembre 2009
742. retour au dictionnaire
ou plutôt l'Arbre (p. 94) et successivement les Bestiaux (p. 178), le Ciel (p. 314), le Commencement (p. 342), Dieu (p. 538), la Femme (p. 768), l'Homme (p. 934) qui a changé de position, derrière elle maintenant, le Luminaire (p. 1138), le Poisson (p. 1472), Poisson qui entre parenthèses vient après le Fromage (p. 831) qui lui-même vient après le Dessert (p.519), la Terre (p. 1947), la Verdure (p. 2077) pour finir, quel ordre adopter, celui de la Bible, celui du Robert ?
lundi 9 novembre 2009
741. retour progressif au dictionnaire
dimanche 8 novembre 2009
740. albin dimanche
samedi 7 novembre 2009
739. du mou dans le bit
vendredi 6 novembre 2009
738. sound system
jeudi 5 novembre 2009
737. entre les pages du dictionnaire
mercredi 4 novembre 2009
736. autoportrait au dictionnaire ouvert
mardi 3 novembre 2009
735. entre les pages du dictionnaire
lundi 2 novembre 2009
734. le dictionnaire (4)
dimanche 1 novembre 2009
733. albin ouiquende
Je viens d'écrire infinie. Je n'ai pas intercalé cet adjectif par entraînement rhétorique ; je dis qu'il n'est pas illogique de penser que le monde est infini. Le juger limité, c'est postuler qu'en quelque endroit les couloirs, les escaliers, les hexagones peuvent disparaître -ce qui est inconcevable, absurde. L'imaginer sans limites, c'est oublier que n'est point sans limites le nombre de livres possibles. Antique problème où j'insinue cette solution : la Bibliothèque est illimitée et périodique.
pioche n°2.
Car on était dans l'époque où la croyance littéraire commençait à évincer l'autre croyance, la vieille et grande, à la reléguer dans son petit moment historique et son petit espace, le règne de Tibère, les oliveraies du Jourdain, et à prétendre que c'était dans son espace à elle, les pages de roman, les bouts-rimés anacréontiques, que daignait apparaître l'universel.
vendredi 30 octobre 2009
732. entre les pages du dictionnaire
Entre les pages du dictionnaire, vieilles photos, vieux tickets de métro, de cinéma, d'entrée à Charléty et au Musée Bonnat, plus une page de calepin sur laquelle on a griffonné :
Albin reste fidèle à ses métamorphoses.
Albin, deux définitions parmi d'autres :
1. Enchevêtrement de présupposés.
2. Entrelacs de préjugés.
Quoi qu'il fasse, métamorphose, repas, prise de notes ou jogging, Albin toujours ce faisant se demande s'il pourra en venir à bout car il viendra, inévitable, le quoi qu'il n'achèvera pas ; alors, plus que finitude, plus et mieux, infinitude lui paraît définir sa condition.