6. Le Beau d'Albin-écrit en aucun cas extrait ou abstrait d'un Albin réel non artistique qui serait aussi beau mais d'abord autre chose.
Le Beau d'Albin-écrit : aucune existence en dehors du texte.
Créé par le narrateur qui n'est autre qu'Albin soi-même soit Albin-écrit, Albin-écrit lui-même surtout pas Albin en personne.
.........................................................................
.........................................................................
.........................................................................
4. Ce Beau n'existait pas avant lui n'existe pas en dehors de lui qui n'existe pas en dehors du Beau ce Beau-là.
.........................................................................
.........................................................................
.........................................................................
2. N'existant pas hors Albin-écrit le Beau d'Albin ne peut être plus riche ou réel que dans le texte qui est son seul et unique contexte.
Ce Beau-là : un beau réel concret.
.........................................................................
.........................................................................
Albin serait un univers en soi, objectif et complet, concret.
.........................................................................
Regard ailleurs, sourire lointain, la vendeuse murmure son habituel au revoir, Albin ne répond pas, pousse la porte, descend l'escalier extérieur sourire aux lèvres et les yeux, le nez dans la belle lettre de cet étudiant qui sollicite un rendez-vous, aimerait lui soumettre son projet de thèse Le Beau d'Albin dont il expose ici les grandes lignes.
Baguette à la main, lettre ouverte dans l'autre, Albin s'arrête tourné vers le soleil, ferme les yeux, après un temps croque et déglutit. Ravissement sur son visage, l'inimitable savoureux du croustillant, à petits pas pressés s'éloigne en chantonnant.
vendredi 29 mai 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
3 commentaires:
je me lève plutôt de bon poil, soleil bon j'aime pas mais ça va aller, passer à Tours chercher Jacky vers quatorze heures pour aller à Loches voir l'expo de Pierrick, dommage on verra pas Francine, elle bosse, Francine elle est amoureuse de moi et quand je lui demande pour la taquiner si elle voudrait bien se marier avec moi, ses grands yeux roulent, elle est Francine de ces beautés qui s'appréhendent difficilement, m'a demandé un portrait depuis des lustres et je tourne, j'hésite, Francine ne se laisse pas prendre en photo, une coquetterie et puis Francine c'est l'imagination débordante, des vêtements dont on se demande où elle les trouve, toujours surprenante, étonnante, détonante, Francine faut la connaître, bon Francine j'en reparlerai parce que nous allons nous voir beaucoup plus et bientôt mais avant passer chercher les affiches, celles d'Arthur aussi pour essayer de voir ce que ça donner, apporter à Mme T. des porte-monnaie, de trousses, broches, amulettes achetées à Bali, toutes ces couleurs la divertiront - elle adore ça-, Mme T. n'a pas le moral, un peu à la dérive, une protégée de Jacky, une femme que le monde oublie, sa famille, tout, à la dérive et le coeur sur la main à nous inviter boire un "nes" et servir l'eau à la louche, plus de verseuse, ni rien, Mme T., tiens ce t-shirt je le lave le soir pour le remettre le lendemain et quel amour de la vie cependant, rmi, "le travail ne veut plus de moi", on a envie de s'arréter là, aurait eu envie de n'être jamais passé par là pour geindre encore de ses heures que je ne mange que pour les autres, mes dessins à la trappe, mais voilà Mme T. "t'auras ce matin tout mon billet"
"viens là que je t'embrasse toi" et m'enrouler dans ses bras, me plaquer de toutes ses forces contre sa poitrine abondante et m'embrasser, m'embrasser.
"tu verras, demain ça ira mieux".
A venir, à venir, qu'est-ce qu'il va nous écrire aujourd'hui, Albin, le grand Albin, le mec à qui on la fait pas, pas lui du genre à houllebecquer ou bien alors ce serait si triste, albin houllebequant, non, veux pas y croire, lui dans le ruisseau c'est qu'à ne pas regarder bien les marches en sortant de la boulangerie, on peut en manquer une, me rappelle ce jour où maman m'avait donné l'argent que je serrais fort dans ma poche avec déjà la perspective des tours de manège, des autos-tamponneuses surtout, foncer de face dans la voiture des filles et les voir sursauter, les cheveux d'Evelyne surtout, j'aimais bien les cheveux blonds d'Evelyne puis voilà cet argent que je serrais si fort, m'arrête à la boulangerie, les roudoudou, tout ça, les meringues ce serait moins cher qu'à la fête et dans le magasin attenant, des oiseaux, des cages, des gazouillis et dans l'une, le moins cher avec sa compagne déplumée, déjà, Sénèque, orange et noir, j'ai eu le coup de foudre et à peine dix minutes après, reviens à la maison avec la cage à bout de bras, maman "mais qu'est-ce que tu t'es encore acheté", la fête, m'en foutais et les cheveux d'Evelyne, j'avais rencontré Sénèque.
À l’aube, les sacs postaux jetés de la selle
hurlent sous tes fenêtres comme des coyotes.
Celle lettre-là n’arrivera jamais sur ta table.
Ce sont les postiers qui la lisent, les zigotos,
ils la roulent en boule, elle glisse sous leur langue,
comme le denier qu’ils mâchonnent tous.Linda maria Baros, La maison en lames de rasoir, Cheyne Editeur.
Enregistrer un commentaire