Pioches entremêlées aux antipodes aqueux
Par une nuit d'hiver la première tasse humecte mes lèvres et mon gosier
La deuxième rompt ma solitude un ami arriva
La troisième nous bûmes non pas du vin mais du thé fouille mes entrailles mises à nu
et y débusque mille volumes d'étranges idéogrammes la bouilloire siffla
La quatrième suscite une légère sueur
Le charbon de bois rougeoya et tout le noir de ma vie se dissout à travers mes pores
A la cinquième tasse je suis purifié une lune éclatante brilla au-dehors
La sixième m'expédie au royaume des Immortels
La septième je sens seulement un souffle de vent frais gonfler mes manches la lune elle-même
Ah, je ne saurais en absorber davantage !
Laissez-moi chevaucher cette douce brise et m'envoler loin d'ici !
La lune elle-même
N'avait rien de spécial
Mais -ah les fleurs du prunier !
Peut-être deux fillettes de cahors, qui sait trois clavecins de ce jaune du Jura...
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire